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ENDOMÉTRIOSE ET HYPNOSE

Retrouver une marge d’action face à la douleur

L’endométriose est une maladie réelle, chronique et parfois profondément invalidante.

L’hypnose ne fait pas disparaître les lésions. Elle ne traite pas l’inflammation, ne restaure pas la fertilité et ne remplace ni le diagnostic ni les traitements médicaux.

Sa place se situe ailleurs.

La maladie produit des symptômes, mais elle modifie également la manière de vivre dans son corps : anticipation des crises, tensions de protection, fatigue, sommeil perturbé, peur d’avoir mal, appréhension des rapports sexuels ou difficulté à se projeter dans certaines activités.

L’hypnose peut être utilisée pour travailler sur cette expérience de la douleur et aider le système nerveux à retrouver davantage de possibilités de régulation.

Ne pas pouvoir agir sur toute la maladie ne signifie pas qu’il n’existe plus aucune manière d’agir.

[Découvrir l’accompagnement par l’hypnose]

Quand la maladie commence à organiser la vie

Vivre avec l’endométriose, c’est parfois devoir calculer, anticiper et renoncer.

Prévoir ses déplacements en fonction du cycle. Se demander si une crise surviendra au travail, pendant un voyage ou au milieu d’un événement important. Hésiter avant un rapport sexuel. Annuler au dernier moment. Chercher une position supportable. Attendre qu’un antalgique agisse. Avoir besoin de plusieurs jours pour récupérer.

Même lorsque la douleur n’est pas présente, sa possibilité peut rester en arrière-plan.

Le corps est surveillé. Chaque sensation inhabituelle peut annoncer une crise. Une tension apparaît et l’esprit se demande déjà jusqu’où elle va monter, combien de temps elle va durer et ce qu’il faudra encore interrompre.

À cela peuvent s’ajouter l’épuisement, les examens, les traitements, les rendez-vous médicaux et parfois des années passées à essayer de faire reconnaître une souffrance invisible.

Cette vigilance n’est pas excessive ou imaginaire. Elle est souvent la conséquence compréhensible d’un corps devenu imprévisible.

La douleur est réelle. Son expérience peut néanmoins évoluer.

La douleur ne se réduit pas à un simple message transmis par une lésion.

Le système nerveux évalue continuellement les sensations, leur accorde une priorité et mobilise des réactions de protection. L’attention, la fatigue, l’anticipation, la peur et les tensions corporelles peuvent modifier la place occupée par la douleur, sans être la cause de l’endométriose.

C’est à ce niveau que l’hypnose peut intervenir.

Elle ne demande pas de nier la sensation ni de prétendre qu’elle n’existe pas. Elle permet de travailler sur la manière dont le cerveau et le corps la perçoivent, l’anticipent et y répondent.

L’objectif peut être de diminuer son envahissement, de relâcher certaines réactions de protection, de déplacer l’attention ou de retrouver un sentiment de sécurité lorsque tout le système semble mobilisé autour de la douleur.

Agir sur l’expérience douloureuse ne revient pas à dire que la douleur est “dans la tête”. Cela revient à reconnaître que le système nerveux participe aussi à la manière dont elle est vécue.

Avant, pendant, après : quatre espaces de travail

L’endométriose ne se vit pas uniquement au moment où la douleur atteint son maximum. L’accompagnement peut donc intervenir à différentes étapes.

1. Avant une période redoutée

La peur de la prochaine crise peut commencer plusieurs jours avant les règles, un déplacement, un rapport sexuel ou une situation dans laquelle il serait difficile de s’isoler.

L’hypnose peut aider à réduire cette mobilisation anticipée et à préparer le corps sans répéter mentalement le scénario le plus douloureux.

Il ne s’agit pas de prévoir que tout se passera parfaitement, mais de ne pas commencer à traverser la crise avant qu’elle soit réellement là.

2. Lorsque la douleur apparaît

Pendant une montée douloureuse, l’attention peut se resserrer jusqu’à ne plus percevoir qu’elle.

Le travail hypnotique peut favoriser d’autres manières d’orienter l’attention, de représenter les sensations, de respirer ou de relâcher certaines tensions réflexes.

La douleur ne disparaît pas nécessairement. Elle peut cependant devenir moins envahissante, moins paniquante ou plus facile à traverser chez certaines personnes.

3. Après la crise

Une crise ne s’arrête pas toujours lorsque son intensité diminue. Elle peut laisser une fatigue importante, une tension persistante, un sommeil désorganisé ou la crainte de recommencer trop vite à vivre normalement.

L’accompagnement peut alors porter sur la récupération, le repos et la capacité à laisser le système nerveux sortir progressivement de l’état d’alerte.

4. Entre les épisodes douloureux

Certaines personnes finissent par rester en attente de la prochaine douleur, y compris pendant les périodes plus calmes.

L’hypnose peut aider à retrouver une relation au corps qui ne soit pas uniquement fondée sur la surveillance : réinvestir le mouvement, le repos, l’intimité, les projets ou simplement les moments pendant lesquels le corps peut redevenir autre chose qu’un problème à contrôler.

Ce que je ne vous dirai pas

Je ne vous dirai pas que votre douleur est psychologique.

Je ne vous demanderai pas de « lâcher prise » comme si une détente suffisait à faire disparaître la maladie.

Je ne prétendrai pas que l’hypnose peut supprimer les lésions, remplacer un traitement ou résoudre une difficulté de fertilité.

Je ne vous encouragerai jamais à retarder un examen, à interrompre un traitement ou à supporter une douleur inhabituelle sans avis médical.

En revanche, je prendrai au sérieux la manière dont la maladie affecte votre corps, votre sommeil, votre énergie, votre intimité et votre sentiment de sécurité.

Nous chercherons ensemble l’endroit précis où l’hypnose peut vous rendre une possibilité d’action.

Partir d’un besoin concret

Une séance ne consiste pas à tenter de « traiter toute l’endométriose » en une fois.

Nous pouvons commencer par un objectif beaucoup plus précis :

  • mieux préparer une période habituellement difficile ;

  • réduire l’angoisse qui précède les douleurs ;

  • retrouver plus facilement un état de relâchement ;

  • moins focaliser toute l’attention sur les sensations ;

  • améliorer la récupération après une crise ;

  • retrouver une relation plus apaisée avec le corps ;

  • préparer un examen, un soin ou une intervention médicale.

 

Vous n’avez pas besoin de me transmettre l’intégralité de votre dossier médical. Je vous demanderai cependant où en est votre suivi, quels traitements sont en cours et si vos symptômes ont bien été évalués.

La séance est ensuite construite à partir de votre expérience : les sensations, les moments les plus difficiles, ce qui augmente la tension et ce qui vous apporte déjà un peu de soulagement.

Certaines personnes consultent pour un objectif ponctuel. Lorsque les douleurs sont anciennes, fréquentes ou associées à un épuisement important, un travail plus progressif peut être préférable. Des exercices d’autohypnose peuvent également être proposés afin de développer une capacité de régulation utilisable en dehors des séances.

Aucun nombre de séances ni niveau de soulagement ne peut être garanti.

Une place complémentaire dans votre parcours

L’endométriose nécessite une prise en charge médicale adaptée à ses manifestations et à son retentissement. Selon les situations, celle-ci peut associer traitements antalgiques ou hormonaux, chirurgie, kinésithérapie, prise en charge de la douleur, accompagnement psychologique ou suivi pluridisciplinaire.

L’hypnose ne se substitue à aucun de ces soins. Elle peut prendre place à leurs côtés.

Tout symptôme nouveau, inhabituel, intense ou en nette aggravation doit faire l’objet d’un avis médical. L’hypnose ne doit jamais retarder une exploration nécessaire.

Les recherches consacrées spécifiquement à l’hypnose dans l’endométriose restent limitées. Son utilisation repose surtout sur les connaissances relatives à l’hypnoanalgésie et à l’accompagnement complémentaire de la douleur.

Cette limite n’empêche pas d’explorer ce que l’hypnose peut vous apporter personnellement. Elle interdit simplement de transformer cette possibilité en promesse générale.

Retrouver de l’espace, même lorsque la maladie reste présente

L’objectif n’est pas de vous convaincre que la douleur peut être ignorée.

Il est de chercher si elle peut occuper moins d’espace, mobiliser moins d’anticipation et laisser davantage de place au repos, aux projets, à l’intimité et aux périodes pendant lesquelles vous allez mieux.

Parfois, reprendre une part de liberté commence ainsi : non pas en exigeant du corps qu’il ne ressente plus rien, mais en lui permettant de ne plus organiser toute la vie autour de ce qu’il pourrait ressentir.

Les séances sont proposées exclusivement en français, au cabinet à Barcelone ou à distance par Zoom.

[Prendre rendez-vous pour un accompagnement lié à l’endométriose]

Vous pouvez également découvrir comment se déroule une séance ou consulter les tarifs.

Repères médicaux et scientifiques

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