top of page
Traumatisme hypnose.png

TRAUMATISME ET HYPNOSE

Quand le danger est passé, mais que l’alerte continue

L’événement est terminé. Pourtant, un bruit, une odeur, un geste, une proximité ou une situation apparemment anodine suffit parfois à tout réactiver.

Le corps se tend. Une image revient. L’émotion surgit. Vous évitez certains lieux, certaines personnes ou certaines conversations. Vous pouvez vous sentir constamment sur vos gardes, ou, au contraire, comme absent de vous-même.

Vous savez peut-être très bien que vous êtes aujourd’hui en sécurité. Mais une partie de vous continue de réagir comme si le danger était encore présent.

Ce décalage n’est ni une faiblesse ni un manque de volonté.

Une réaction peut être automatique sans être définitive.

Ce qui vous protège peut aussi finir par vous enfermer

Après un accident, une agression, des violences, une expérience médicale difficile, une relation destructrice ou une succession d’événements éprouvants, l’esprit et le corps cherchent naturellement à se protéger.

Cette protection peut prendre différentes formes :

  • rester en permanence sur ses gardes ;

  • sursauter ou paniquer très rapidement ;

  • éviter tout ce qui rappelle l’événement ;

  • revivre certaines images ou sensations ;

  • faire des cauchemars ;

  • se couper de ses émotions ou de son corps ;

  • éprouver de la honte, de la culpabilité ou de la colère ;

  • ne plus parvenir à faire confiance ;

  • se sentir différent depuis « ce qui s’est passé ».

 

Toutes les personnes exposées à une épreuve ne développent pas un trouble de stress post-traumatique. Seul un professionnel de santé peut établir ce diagnostic.

Mais vous n’avez pas besoin d’attendre un diagnostic, ni de comparer votre histoire à celle des autres, pour reconnaître qu’un événement continue de peser sur votre vie.

Il n’est pas nécessaire de tout raconter pour commencer

Consulter ne signifie pas devoir livrer immédiatement chaque détail de ce que vous avez vécu.

Lors de notre première rencontre, je cherche surtout à comprendre ce qui se passe aujourd’hui : les réactions qui vous gênent, les situations qui les déclenchent, ce que vous évitez, les ressources dont vous disposez et les éventuels suivis déjà en place.

Nous pouvons commencer par travailler sur une sensation, une réaction corporelle, une image intrusive ou un sentiment d’insécurité, sans vous obliger à raconter l’ensemble de l’événement.

Si un travail plus direct sur le souvenir devient pertinent, il doit être préparé, accepté et adapté à votre rythme.

Un travail sur le traumatisme ne commence pas par forcer une porte. Il commence par retrouver un endroit suffisamment sûr où revenir.

Comment l’hypnose peut-elle aider après un traumatisme ?

L’hypnose ne change pas ce qui s’est produit. Elle peut en revanche aider à modifier la manière dont votre esprit et votre corps y réagissent encore.

Selon votre situation, le travail peut notamment chercher à :

  • apaiser une alerte devenue permanente ;

  • retrouver un sentiment de sécurité dans le présent ;

  • prendre de la distance avec une image ou une sensation envahissante ;

  • réduire l’intensité de certains déclencheurs ;

  • sortir d’une réaction de sidération ou d’impuissance ;

  • retrouver davantage de contrôle face aux émotions ;

  • réinvestir progressivement les situations évitées ;

  • se représenter l’avenir autrement qu’à travers le danger.

 

L’objectif n’est pas de vous rendre indifférent à votre histoire. Il est de permettre au souvenir de reprendre sa place de souvenir, sans qu’il continue à commander vos réactions présentes.

Hypnose et PNL : travailler sur la forme que prend le souvenir

Dans mon accompagnement, j’associe parfois l’hypnose à certains outils issus de la programmation neurolinguistique, ou PNL.

Une expérience traumatique ne revient pas toujours sous la forme d’un récit précis. Elle peut se manifester comme une image trop proche, une voix intérieure, une sensation localisée dans le corps, un mouvement interrompu ou une scène que l’esprit anticipe avant même qu’elle ne se produise.

Certains outils de PNL permettent de travailler sur la manière dont cette expérience intérieure s’organise : la distance, la perspective, l’intensité, les associations ou l’enchaînement qui conduit au déclenchement de la réaction.

L’hypnose permet ensuite d’approfondir ce travail de manière plus sensorielle et expérientielle.

Il ne s’agit pas de réécrire les faits, mais de faire évoluer ce que votre esprit en fait aujourd’hui.

Je ne présente pas la PNL comme une thérapie validée à elle seule pour traiter un trouble de stress post-traumatique. J’en utilise certains outils lorsqu’ils sont pertinents, au sein d’un accompagnement adapté à la situation.

Retrouver un appui avant de travailler sur le passé

L’accompagnement suit rarement une progression identique pour tout le monde.

Nous pouvons d’abord chercher à diminuer la détresse immédiate, améliorer le sommeil, retrouver des repères corporels ou renforcer votre capacité à revenir au présent.

Lorsque cette base est suffisamment solide, nous pouvons travailler plus directement sur les réactions associées au traumatisme : peur, évitement, hypervigilance, honte, culpabilité, perte de confiance ou impression d’impuissance.

Enfin, le travail consiste aussi à rouvrir ce que le traumatisme avait refermé : une relation, une activité, une intimité, un projet ou simplement la possibilité de vivre sans surveiller constamment le danger.

Un événement ponctuel et bien circonscrit peut parfois évoluer rapidement. Une histoire ancienne, répétée ou complexe demande généralement davantage de prudence et peut nécessiter plusieurs professionnels.

Je ne fixe donc pas à l’avance un nombre de séances identique pour tous et je ne m’engage jamais sur un résultat.

Le bon accompagnement n’oppose pas les approches

Lorsqu’un trouble de stress post-traumatique est diagnostiqué ou fortement suspecté, certaines psychothérapies centrées sur le traumatisme (notamment des TCC spécifiques et l’EMDR) disposent aujourd’hui des données scientifiques les plus solides.

L’hypnose peut trouver sa place en complément ou dans une stratégie personnalisée, notamment pour travailler sur les sensations, l’attention, les automatismes émotionnels et la capacité à retrouver de la sécurité.

Mon rôle n’est pas de présenter l’hypnose comme l’unique réponse possible. Il est de déterminer si elle peut vous être utile et de reconnaître les situations qui demandent également une prise en charge médicale, psychiatrique ou psychologique.

Vous n’aurez jamais à choisir entre l’hypnose et les soins dont vous avez besoin.

Lorsqu’une situation devient urgente

Je sais accueillir certaines situations de détresse aiguë, aider la personne à retrouver suffisamment de stabilité et repérer lorsque la priorité dépasse le cadre de mon intervention.

Lorsque cela s’avère nécessaire, je travaille en étroite collaboration avec les professionnels médicaux ou psychologiques qui vous accompagnent, ou je vous oriente vers les services compétents.

Le cabinet n’est toutefois pas un service d’urgence médicale ou psychiatrique.

En cas de danger immédiat, d’intention suicidaire, de risque de passage à l’acte, de mise en danger d’une autre personne, de désorientation importante ou de symptômes médicaux inquiétants, contactez d’abord le 112 ou le service d’urgence de votre pays.

Une séance d’hypnose ne doit jamais retarder des soins urgents.

Si vous suivez déjà un traitement, ne l’interrompez pas sans l’avis du professionnel qui vous l’a prescrit.

Le passé ne doit plus gouverner le présent

Surmonter un traumatisme ne signifie pas oublier, nier ce qui s’est passé ou devoir pardonner.

Cela peut signifier repenser à l’événement sans être ramené brutalement à l’intérieur. Retrouver un corps qui ne se prépare plus constamment au danger. Dormir plus sereinement. Se rapprocher à nouveau des autres. Reprendre des décisions qui ne sont plus dictées par la peur.

Vous n’avez pas besoin de savoir exactement comment votre traumatisme fonctionne avant de venir. Vous n’avez pas non plus à tout raconter dès la première rencontre.

Nous commencerons par ce que vous vivez aujourd’hui et par ce qui pourrait vous permettre d’avancer avec davantage de sécurité.

Le passé ne peut pas être annulé. Mais il peut cesser de se reproduire dans chacun de vos présents.

Prendre rendez-vous

Vous pouvez prendre rendez-vous pour que nous évaluions ensemble si l’hypnose peut trouver une place adaptée dans votre accompagnement.

bottom of page