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TROUBLES DU SOMMEIL ET HYPNOSE

Et si ce que vous cherchez à changer commençait par vos nuits ?

Vous venez peut-être consulter pour mieux gérer votre poids, retrouver de l’énergie, diminuer votre anxiété, contrôler une compulsion ou améliorer votre concentration.

Puis, au cours de notre échange, je vous pose une question très simple :

« Et comment dormez-vous ? »

C’est alors qu’apparaissent les couchers tardifs, les réveils répétés, les pensées qui tournent, la fatigue dès le matin ou le besoin de récupérer pendant le week-end.

Le sommeil est souvent présenté comme un détail secondaire. Quelque chose dont on s’occupera plus tard, lorsque le reste ira mieux.

Il devrait parfois devenir la priorité.

Le sommeil n’est pas toujours le motif de consultation. Il peut être le terrain sur lequel le motif s’aggrave.

On s’habitue à mal dormir

Un sommeil dégradé ne ressemble pas nécessairement à une nuit entièrement blanche.

Vous pouvez vous reconnaître dans le fait de :

  • mettre longtemps à vous endormir ;

  • vous réveiller plusieurs fois pendant la nuit ;

  • ouvrir les yeux beaucoup trop tôt ;

  • dormir suffisamment longtemps, mais sans récupérer ;

  • redouter le moment du coucher ;

  • surveiller l’heure dès que vous vous réveillez ;

  • avoir besoin d’un écran, d’alcool ou d’un autre rituel pour « décrocher » ;

  • manquer d’énergie, de patience ou de concentration dans la journée.

 

Certaines personnes vivent ainsi depuis si longtemps qu’elles ne considèrent plus leur sommeil comme un problème.

Elles disent simplement : « J’ai toujours été comme ça. »

On s’habitue parfois à mal dormir bien avant que l’organisme, lui, puisse réellement s’en accommoder.

La nuit ne reste jamais dans la chambre

Un mauvais sommeil peut influencer votre humeur, votre concentration, votre mémoire, votre perception de la douleur, votre récupération physique et votre capacité à réguler vos émotions.

Il peut également compliquer la gestion du poids.

Lorsque vous manquez de sommeil, il peut devenir plus difficile de réguler votre appétit, de faire des choix alimentaires réfléchis, de résister aux envies immédiates ou de trouver l’énergie nécessaire pour bouger.

Cela ne signifie pas que le sommeil explique à lui seul une prise de poids. Mais chercher à modifier son alimentation tout en restant durablement épuisé revient souvent à avancer avec un frein serré.

Le même phénomène peut se retrouver dans d’autres difficultés : anxiété amplifiée, irritabilité, compulsions plus difficiles à contenir, motivation fragile, consommation accrue de tabac ou d’alcool, douleur moins bien tolérée.

Bien dormir ne résout pas tout.

Mais mal dormir peut rendre presque tout plus difficile.

Avant de travailler sur votre esprit, regardons votre chambre

Un accompagnement sérieux du sommeil ne consiste pas uniquement à fermer les yeux pendant que je vous parle.

Nous devons aussi regarder les conditions réelles dans lesquelles vous essayez de dormir :

  • vos horaires de coucher et de lever ;

  • l’utilisation du téléphone ou de la télévision dans le lit ;

  • la lumière, le bruit et la température de la chambre ;

  • la consommation de caféine, de nicotine ou d’alcool ;

  • votre activité physique et votre exposition à la lumière dans la journée ;

  • les douleurs ou les inconforts nocturnes ;

  • la qualité du matelas, des oreillers et de la literie ;

  • les interruptions provoquées par un partenaire, un enfant ou un animal.

 

Une literie inadaptée n’explique pas toutes les insomnies. Mais des douleurs, un manque de soutien, une chaleur excessive ou un espace insuffisant peuvent fragmenter le sommeil.

La présence d’un animal peut, elle aussi, être réconfortante pour certaines personnes et perturbante pour d’autres. S’il bouge, gratte, prend beaucoup de place ou provoque plusieurs réveils, cette organisation mérite d’être interrogée sans culpabilité.

Il ne s’agit pas nécessairement d’éloigner votre animal de la chambre. Il peut parfois suffire de lui aménager son propre espace.

La bonne question n’est pas : « A-t-il le droit de dormir avec moi ? »

C’est : « Est-ce que je dors réellement bien lorsqu’il est là ? »

On ne peut pas demander à l’hypnose de compenser chaque nuit un environnement qui maintient le corps en éveil.

Le piège de vouloir dormir à tout prix

Le sommeil n’est pas une action que l’on peut commander.

Plus vous essayez de vous endormir, plus vous risquez de vérifier si cela fonctionne. Vous observez vos pensées, surveillez votre corps, regardez l’heure et calculez le temps qu’il vous reste avant le réveil.

La nuit devient alors une épreuve à réussir.

Progressivement, le lit peut être associé à l’attente, à l’agacement, à la peur du lendemain ou à l’effort de dormir. Vous vous couchez fatigué, mais votre esprit se prépare déjà à lutter.

Cette association n’est pas irréversible.

Ce que l’hypnose peut apporter au sommeil

L’hypnose n’est pas du sommeil et ne permet pas d’ordonner à une personne de dormir.

Elle peut cependant aider à recréer certaines des conditions intérieures qui favorisent naturellement l’endormissement.

Selon ce qui entretient votre difficulté, nous pouvons travailler pour :

  • ralentir les ruminations du soir ;

  • diminuer l’appréhension du coucher ;

  • relâcher les tensions corporelles ;

  • traverser un réveil nocturne sans déclencher une nouvelle phase d’alerte ;

  • modifier l’association entre le lit et l’insomnie ;

  • retrouver confiance dans la capacité naturelle du corps à dormir ;

  • installer une transition plus nette entre la journée et la nuit ;

  • apprendre à utiliser l’autohypnose lorsque cela paraît utile.

 

Une personne qui ne parvient pas à s’endormir n’a pas nécessairement besoin du même travail qu’une personne réveillée chaque nuit à trois heures, qu’une personne sujette aux cauchemars ou qu’une autre qui dort longtemps sans jamais récupérer.

La séance est donc construite à partir de votre sommeil réel, et non d’un enregistrement générique supposé convenir à tout le monde.

Je ne vous apprends pas à “réussir” votre nuit. Je vous aide à ne plus en faire une épreuve.

Un accompagnement concret, pas une promesse de sommeil immédiat

Nous commençons par établir une cartographie de vos nuits : la difficulté rencontrée, son ancienneté, vos horaires, vos habitudes, les réveils, votre état dans la journée et les éventuels facteurs médicaux ou émotionnels.

Nous identifions ensuite ce qui peut être modifié concrètement et ce qui peut être travaillé sous hypnose.

Il peut s’agir de retrouver un endormissement plus serein, de diminuer les ruminations, d’améliorer la continuité du sommeil ou simplement de ne plus paniquer lorsque vous vous réveillez.

Le nombre de séances dépend de la situation. Une difficulté récente liée à une période de stress ne se travaille pas comme une insomnie installée depuis plusieurs années, une douleur chronique ou un trouble respiratoire nocturne.

Je ne m’engage jamais sur un résultat ni sur un nombre de séances identique pour tout le monde.

Pour l’insomnie chronique, la thérapie cognitive et comportementale de l’insomnie (la TCC-I) reste aujourd’hui le traitement de référence. L’hypnose peut trouver une place complémentaire, notamment lorsque les ruminations, les tensions et l’anticipation anxieuse participent au problème.

Certains troubles nécessitent d’abord un avis médical

Tous les problèmes de sommeil ne relèvent pas d’un accompagnement en hypnose.

Un avis médical est particulièrement important en présence de :

  • ronflements importants ;

  • pauses respiratoires observées par un proche ;

  • réveils avec une sensation d’étouffement ;

  • maux de tête fréquents au réveil ;

  • somnolence importante ou endormissements involontaires dans la journée ;

  • mouvements incontrôlables des jambes ;

  • comportements nocturnes inhabituels ;

  • apparition brutale ou aggravation inexpliquée du trouble.

 

Ces signes peuvent notamment évoquer une apnée du sommeil ou un autre trouble nécessitant un diagnostic spécifique.

L’hypnose ne traite ni l’apnée du sommeil, ni la narcolepsie, ni une cause médicale non diagnostiquée. Elle peut éventuellement accompagner le stress ou l’adaptation à un traitement, mais elle ne remplace jamais celui-ci.

Si vous prenez régulièrement un somnifère ou un autre traitement, ne le modifiez pas sans l’avis du professionnel qui vous l’a prescrit.

Redonner au sommeil la place qu’il mérite

Vous consultez peut-être directement parce que vos nuits sont devenues difficiles.

Vous pouvez aussi découvrir, au cours d’un accompagnement entrepris pour une autre raison, que votre sommeil participe davantage que vous ne le pensiez à ce que vous vivez.

Dans les deux cas, nous ne le traiterons pas comme une simple note en bas de page.

L’objectif n’est pas d’obtenir des nuits parfaites ni de respecter absolument un nombre d’heures théorique. Il est de retrouver un sommeil suffisamment stable, récupérateur et adapté à vos besoins.

Bien dormir ne résout pas toute une vie. Mais il devient difficile de la transformer durablement lorsque chaque journée commence déjà en dette.

Prendre rendez-vous

Nous pourrons identifier ensemble ce qui perturbe vos nuits et déterminer la place que l’hypnose peut raisonnablement prendre dans votre accompagnement.

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