
HYPNOSE ET ACCOMPAGNEMENT LGBT+
Ici, vous n’avez pas à vous traduire
Je parle peu de ma vie privée sur ce site. Mais ici, cette information peut avoir son importance : je suis moi-même gay.
Ce n’est ni un diplôme ni la garantie que nos histoires se ressemblent. Être gay ne me permet pas de savoir automatiquement ce que vivent toutes les personnes lesbiennes, bisexuelles, trans, non binaires, intersexes, queer ou en questionnement.
Cela peut néanmoins raccourcir une distance.
Vous n’aurez pas à me convaincre que certaines réalités existent. Vous pourrez parler de votre couple, de votre sexualité, de votre famille, d’un coming out, d’une rupture, d’une application de rencontres, du chemsex ou du regard des autres sans commencer par expliquer chaque code et chaque non-dit.
Une expérience commune ne remplace jamais l’écoute de votre histoire. Elle peut simplement rendre les premiers mots plus faciles.
Vous ne consultez pas parce que vous êtes LGBT+
Une orientation sexuelle ou une identité de genre n’est pas un problème à résoudre.
Vous pouvez consulter pour les mêmes raisons que n’importe qui : anxiété, manque de confiance, rupture, dépendance affective, traumatisme, solitude, troubles du sommeil, difficultés sexuelles, addiction ou souffrance professionnelle.
Votre demande peut être directement liée à votre parcours LGBT+ :
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la peur de faire son coming out ;
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un rejet familial ;
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des insultes, du harcèlement ou une agression ;
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la honte de soi ou de son corps ;
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la difficulté à vivre pleinement ses relations ;
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la crainte du jugement dans la sexualité ;
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le sentiment de devoir choisir entre son identité et son appartenance familiale ;
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une consommation de produits liée au sexe, à la fête ou au besoin de lâcher prise.
Elle peut aussi n’avoir aucun rapport avec votre orientation ou votre identité. Dans ce cas, il n’y a aucune raison de ramener artificiellement votre difficulté à cette dimension de votre vie.
Vous êtes une personne avant d’être une catégorie.
Ce que l’on apprend parfois à dissimuler
Toutes les personnes LGBT+ ne vivent pas les mêmes difficultés. Certaines évoluent dans un environnement accueillant et construisent leur vie avec beaucoup de liberté.
D’autres ont appris très tôt à observer avant de parler.
Surveiller un geste. Modifier sa voix. Inventer une réponse lorsqu’on demande si l’on est en couple. Éviter de se tenir la main dans certaines rues. Anticiper une réaction familiale. Se montrer irréprochable pour ne pas donner une raison supplémentaire d’être rejeté.
Même lorsque le danger n’est plus présent, ces réflexes peuvent continuer à fonctionner.
On peut alors rester en vigilance, craindre excessivement l’abandon, se conformer aux attentes, rechercher constamment l’approbation ou avoir du mal à poser des limites.
Ce phénomène est notamment décrit à travers la notion de stress minoritaire : ce n’est pas l’identité LGBT+ qui fragilise, mais l’accumulation possible du rejet, de la dissimulation et des discriminations. Psycom et l’Organisation mondiale de la santé rappellent que ces expériences peuvent affecter la santé mentale et parfois éloigner les personnes des soins.
Comprendre ce contexte permet de ne pas transformer une adaptation ancienne en défaut de caractère.
Comprendre ne signifie pas tout approuver
Je ne minimiserai jamais une discrimination, un rejet ou une violence réellement vécue. Je ne vous demanderai pas de mieux vous adapter à ce qui vous humilie.
Mais je ne ferai pas non plus de votre orientation sexuelle, de votre identité ou du comportement des autres l’explication automatique de toutes vos difficultés.
Un accompagnement utile demande parfois de regarder avec franchise :
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une relation qui vous abîme ;
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une dépendance affective ;
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des comportements à risque ;
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une consommation devenue problématique ;
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une difficulté à poser vos limites ;
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un besoin incessant de validation ;
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des stratégies d’évitement ou d’autosabotage ;
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l’écart entre ce que vous souhaitez et ce que vous continuez à accepter.
Je peux comprendre pourquoi une protection s’est construite tout en vous aidant à reconnaître qu’elle ne vous protège peut-être plus aujourd’hui.
La bienveillance n’interdit pas la lucidité. Elle la rend supportable.
Je respecterai toujours qui vous êtes. Cela ne signifie pas que je confirmerai systématiquement chacune de vos interprétations ou que j’éviterai les questions inconfortables lorsqu’elles peuvent vous aider à avancer.
Il n’existe pas une « hypnose LGBT+ »
Il n’existe pas de protocole destiné à une orientation sexuelle ou à une identité particulière.
L’hypnose s’adapte à la personne, à son histoire et à l’objectif qu’elle souhaite atteindre. Elle ne travaille pas sur ce que vous êtes, mais sur ce qui vous fait souffrir ou vous empêche de vivre comme vous le souhaitez.
Selon votre situation, elle peut notamment aider à :
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apaiser l’anticipation du rejet ;
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diminuer certains réflexes d’hypervigilance ;
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travailler sur la honte intériorisée ;
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réduire l’impact émotionnel d’insultes ou d’expériences douloureuses ;
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restaurer la confiance dans le corps et dans l’intimité ;
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sortir de schémas relationnels répétitifs ;
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renforcer la capacité à dire non et à poser des limites ;
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préparer une conversation ou un coming out ;
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retrouver une manière plus libre de faire ses propres choix.
L’hypnose ne décide jamais s’il faut révéler votre orientation ou votre identité, quitter une relation, pardonner à votre famille ou entreprendre une transition. Elle peut vous aider à retrouver suffisamment de calme et de clarté pour décider par vous-même.
Elle ne fait pas non plus disparaître les discriminations. Elle cherche à éviter que ce qui vous a été imposé de l’extérieur continue à gouverner toute votre vie intérieure.
Un espace sûr ne se décrète pas
Le mot safe ou un drapeau posé sur une page ne suffisent pas à créer un cadre sécurisant.
Ce cadre se vérifie dans la manière dont vous êtes reçu :
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votre prénom et vos pronoms sont respectés ;
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votre modèle de couple ou votre sexualité ne sont pas jugés ;
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aucune question n’est posée par simple curiosité ;
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vous n’avez pas à défendre la légitimité de votre identité ;
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vous pouvez refuser de répondre ou corriger une formulation ;
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nos échanges restent confidentiels ;
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les limites de l’hypnose vous sont clairement expliquées.
Je ne présumerai pas de votre parcours à partir d’une lettre, d’une apparence ou d’une orientation. Je ne prétendrai pas davantage connaître de l’intérieur une expérience que je n’ai pas vécue.
Vous n’aurez cependant pas à dissimuler une partie de votre vie pour rendre votre récit plus confortable à entendre.
Accueillir, jamais corriger
Une orientation sexuelle, une identité de genre ou une expression de genre ne constituent pas, en elles-mêmes, des troubles mentaux. L’OMS a cessé de classifier l’homosexualité comme une maladie en 1990 et précise également que les identités trans et de genre divers ne sont pas des pathologies mentales. Organisation mondiale de la santé
Je n’utiliserai donc jamais l’hypnose pour tenter de modifier, réprimer ou rendre moins visible votre orientation sexuelle ou votre identité de genre.
En France, la loi du 31 janvier 2022 a créé des infractions visant certaines pratiques de modification ou de répression de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.
L’objectif de l’accompagnement n’est pas de vous rapprocher d’une norme. Il est de vous aider à vivre avec davantage de liberté, de sécurité et de cohérence.
Savoir aussi orienter vers d’autres professionnels
L’hypnose n’est pas toujours suffisante à elle seule.
Une dépression importante, un traumatisme sévère, des violences en cours, une addiction complexe ou une mise en danger peuvent nécessiter l’intervention d’un médecin, d’un psychologue, d’un psychiatre, d’un addictologue ou d’une structure spécialisée.
Je peux alors intervenir en complément, lorsque cela est pertinent, mais je ne remplace pas les soins nécessaires.
En présence d’idées suicidaires ou d’un danger immédiat, contactez les urgences. Le 3114 est accessible gratuitement, 24 heures sur 24, en France ; le 024 assure cette mission en Espagne.
Venir sans avoir à se présenter parfaitement
Vous n’avez pas besoin de savoir exactement comment vous définir. Vous n’avez pas à choisir une étiquette définitive ni à raconter toute votre histoire au premier rendez-vous.
Vous pouvez simplement venir avec une difficulté, une fatigue, une contradiction ou quelque chose que vous ne souhaitez plus porter seul.
Nous partirons de là.
Ici, vous n’êtes ni un sigle ni une cause à défendre. Vous êtes une personne qui souhaite voir quelque chose changer dans sa vie.
