
CHEMSEX ET SLAM : RETROUVER DU CHOIX
Parler du sexe, des produits et de ce qui s’est installé entre les deux
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir « tout perdu » pour demander de l’aide.
Peut-être souhaitez-vous arrêter. Peut-être voulez-vous seulement réduire la fréquence des sessions, sortir du slam ou comprendre pourquoi il devient si difficile d’avoir une sexualité sans produit.
Peut-être aussi ne savez-vous pas encore ce que vous voulez change, seulement que la situation commence à vous inquiéter.
Le chemsex désigne l’utilisation de produits psychoactifs dans un contexte sexuel. Le slam désigne leur consommation par injection dans ce même contexte.
Pour certaines personnes, ces pratiques restent occasionnelles. Pour d’autres, elles prennent progressivement davantage de place : dans la sexualité, les rencontres, les pensées, la santé ou la vie quotidienne.
La question n’est pas de savoir si vous méritez une étiquette. La question est de savoir si vous vous sentez encore libre de choisir.
Est-ce encore vous qui décidez ?
Il n’existe pas de seuil unique à partir duquel une pratique devient automatiquement un problème.
Quelques questions peuvent néanmoins vous aider à mesurer la place qu’elle occupe :
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Pouvez-vous décider de ne pas consommer et maintenir cette décision ?
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Les sessions deviennent-elles plus fréquentes, plus longues ou plus difficiles à interrompre ?
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Certaines applications, certains messages ou certains lieux déclenchent-ils presque automatiquement l’envie ?
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Le sexe sans produit vous semble-t-il devenu difficile, décevant ou inaccessible ?
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Les jours suivants sont-ils marqués par l’épuisement, l’anxiété, la solitude, la honte ou une humeur très basse ?
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Votre travail, vos relations, votre sommeil ou votre santé commencent-ils à en subir les conséquences ?
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Certaines situations vous laissent-elles un doute sur vos limites, votre sécurité ou ce qui s’est réellement passé ?
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Le slam, les pertes de connaissance ou les prises de risques occupent-ils désormais une place qui vous inquiète ?
Une réponse positive ne suffit pas à poser un diagnostic. Elle peut simplement indiquer qu’il est temps de faire le point.
Le fait que vous vous posiez la question constitue déjà une raison suffisante pour en parler.
Le produit ne vient jamais « pour rien »
Dans le chemsex, les produits peuvent sembler rendre certaines choses possibles : se désinhiber, tenir plus longtemps, intensifier les sensations, dépasser une peur, se sentir désirable ou appartenir à un groupe.
Ils peuvent aussi aider momentanément à faire taire la solitude, la honte, le stress, les complexes ou les pensées difficiles.
C’est pourquoi il ne suffit pas toujours de décider rationnellement d’arrêter.
Si le produit est devenu le moyen d’accéder au plaisir, à la confiance, à la rencontre ou à l’oubli, le changement doit également permettre de retrouver ces possibilités autrement.
Comprendre cette fonction ne revient pas à excuser les risques. Cela permet de travailler au bon endroit.
On ne cherche pas seulement à retirer un produit. On reconstruit une liberté que le produit avait fini par remplacer.
Là où l’hypnose peut être utile
Avec le temps, certains enchaînements peuvent devenir très automatiques :
Une notification. Une conversation. Une anticipation. Une rencontre. Puis une consommation qui semble déjà engagée avant même d’avoir été véritablement décidée.
L’hypnose peut être utilisée pour travailler sur ces automatismes et retrouver un espace entre l’envie et l’action.
Selon votre situation, le travail peut notamment viser à :
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diminuer l’attraction exercée par certains déclencheurs ;
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traverser une envie pressante sans devoir immédiatement lui obéir ;
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interrompre une séquence devenue habituelle ;
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renforcer votre capacité à poser une limite, partir ou demander de l’aide ;
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dissocier progressivement le désir sexuel de la présence obligatoire d’un produit ;
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retrouver d’autres façons de vivre le plaisir, l’intimité et la relation ;
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vous préparer aux situations dans lesquelles le risque de reprendre est le plus important.
Vous n’avez pas à raconter chaque détail de votre sexualité. Nous explorons uniquement ce qui est utile pour comprendre votre fonctionnement et construire la suite.
L’hypnose n’est cependant pas un traitement médical du chemsex. Elle ne traite ni une intoxication, ni un sevrage physique, ni une infection, ni une décompensation psychiatrique.
Elle peut devenir un levier dans un accompagnement plus large. Elle ne doit pas être présentée comme une solution suffisante à elle seule.
Arrêter, réduire ou simplement faire le point ?
Vous n’avez pas besoin d’avoir pris une décision définitive avant de consulter.
Un accompagnement peut commencer avec différents objectifs :
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comprendre la place actuelle du chemsex dans votre vie ;
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diminuer la fréquence ou l’intensité des sessions ;
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sortir du slam ;
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arrêter certains produits ou l’ensemble des consommations ;
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prévenir une reprise après une période d’arrêt ;
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retrouver une sexualité possible sans produit ;
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apprendre à mieux reconnaître et protéger vos limites.
Je ne vous impose pas un objectif d’abstinence. Je ne minimise pas non plus les risques lorsqu’ils sont présents.
Dans certaines situations, l’arrêt complet peut représenter l’option la plus protectrice. Dans d’autres, une première démarche de réduction des risques permet déjà de retrouver une marge de décision et de préparer un changement plus important.
Si votre consommation de GHB ou de GBL est fréquente ou quotidienne, n’organisez pas seul un arrêt brutal : une dépendance physique peut nécessiter un sevrage médicalisé. Ce point est notamment rappelé par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.
Avec le slam, la prudence change d’échelle
L’injection ajoute des risques spécifiques : infections, abcès, contamination virale, complications veineuses, surdosage ou perte de contrôle sur les quantités consommées.
L’hypnose peut soutenir une décision de ne plus injecter, aider à désamorcer le rituel ou travailler les moments qui précèdent le passage à l’acte.
Elle ne protège cependant pas des conséquences physiques du slam.
Un accompagnement médical, addictologique ou de santé sexuelle est alors particulièrement important, même si vous ne souhaitez pas encore arrêter toute consommation.
Demander un soutien spécialisé ne vous oblige pas à renoncer immédiatement à tout. Cela permet d’abord de protéger votre santé et de ne plus rester seul face aux risques.
Comment je vous accompagne
Le premier rendez-vous sert à comprendre où vous en êtes et ce que vous souhaitez réellement.
Nous pouvons aborder :
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les produits consommés et leur fréquence ;
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les circonstances dans lesquelles les sessions commencent ;
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ce que cette pratique vous apporte et ce qu’elle vous coûte aujourd’hui ;
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les conséquences sur votre corps, votre humeur, votre sommeil ou votre sexualité ;
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les tentatives que vous avez déjà faites ;
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les soutiens médicaux, psychologiques ou associatifs dont vous disposez ;
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le premier changement qui vous semblerait possible.
Votre orientation sexuelle, votre statut sérologique, vos pratiques et votre histoire n’ont pas à être jugés ou justifiés.
Si votre situation demande une prise en charge médicale, addictologique, infectiologique ou psychiatrique, je vous le dirai clairement. L’hypnothérapie pourra alors intervenir en complément, dans un travail coordonné.
Je ne fixe pas à l’avance un nombre identique de séances pour tout le monde et je ne promets pas de résultat. Nous évaluons régulièrement ce qui évolue et ce qui reste nécessaire.
Si la situation devient urgente
L’hypnothérapie n’est pas un service d’urgence.
En cas de perte de connaissance, de difficulté à respirer, de convulsions, de douleur thoracique, de confusion importante, d’agitation extrême ou de température anormalement élevée, appelez immédiatement le 112.
En cas d’idées suicidaires ou si vous craignez de ne pas pouvoir assurer votre sécurité :
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en Espagne : ligne 024, gratuite et accessible 24 h/24
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en France : 3114, accessible 24 h/24
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en cas de danger immédiat : 112
Venir en parler ne vous engage à rien
Vous pouvez arriver au premier rendez-vous en disant :
« Je veux arrêter. »
« Je voudrais seulement réduire. »
« Je ne sais pas encore ce que je veux, mais je sens que quelque chose m’échappe. »
Ces trois points de départ sont légitimes.
La première rencontre permettra de clarifier votre situation, d’identifier ce qui peut être travaillé avec l’hypnose et de déterminer les autres soutiens éventuellement nécessaires.
Vous n’avez pas à faire une promesse avant de venir.
Vous avez seulement besoin d’un endroit où commencer à reprendre la main, sans être réduit à votre pratique.
[Prendre un premier rendez-vous confidentiel]
Ressources spécialisées
À Barcelone :
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BCN Checkpoint propose notamment un accompagnement psychologique spécialisé autour du chemsex ;
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l’Agence de santé publique de Barcelone répertorie les dispositifs locaux d’information, de soins et de réduction des risques ;
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Energy Control propose des informations et un accompagnement confidentiel de réduction des risques.
En France :
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Drogues Info Service répond anonymement et gratuitement au 0 800 23 13 13, tous les jours de 8 h à 2 h.
Les risques sanitaires et psychosociaux associés au chemsex sont également documentés par Santé publique France.
