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LA PNL : UN OUTIL PARMI D'AUTRES

La bonne technique est celle qui s’adapte à vous

Vous ne venez pas en séance pour entrer dans une méthode.

Vous venez avec une difficulté, une réaction que vous ne maîtrisez plus suffisamment ou quelque chose que vous souhaitez faire évoluer.

Mon principal outil est l’hypnose. Mais aucune technique, aussi intéressante soit-elle, ne peut répondre de la même manière à toutes les personnes et à toutes les situations.

J’utilise donc également certains outils issus de la programmation neuro-linguistique, plus souvent appelée PNL. Ils peuvent m’aider à préciser votre objectif, à comprendre comment une réaction s’organise ou à vous faire expérimenter une autre manière de répondre à une situation.

Parfois, la PNL prépare le travail hypnotique. Parfois, elle s’y intègre. Parfois encore, quelques minutes de conversation ou un exercice concret suffisent.

Je ne cherche pas à vous adapter à mes outils. Je choisis les outils qui peuvent s’adapter à vous.

Que signifie réellement « PNL » ?

La programmation neuro-linguistique est apparue dans les années 1970 à partir de l’observation de différentes pratiques de communication et d’accompagnement, notamment celles de Milton Erickson.

Son nom peut toutefois prêter à confusion.

Le mot « programmation » désigne ici les habitudes et les enchaînements que nous avons appris : une situation se présente, une pensée apparaît, le corps réagit et un comportement se déclenche.

Le mot « neuro » rappelle que notre expérience passe par nos perceptions, nos émotions et nos sensations corporelles. Il ne signifie pas que la PNL est une discipline des neurosciences.

Le mot « linguistique » renvoie à la place du langage : les mots que nous employons, notre dialogue intérieur et la manière dont nous nous racontons une situation peuvent influencer notre façon de la vivre.

Il ne s’agit donc pas de « reprogrammer » littéralement un cerveau comme on modifierait un ordinateur.

La PNL rassemble plutôt différents modèles et exercices destinés à observer une expérience, à en préciser les mécanismes et à introduire de nouvelles possibilités.

À quoi peut-elle servir pendant une séance ?

Une difficulté nous paraît parfois immense parce que nous la décrivons de manière globale :

« Je n’ai aucune confiance en moi. »

« Je rate toujours tout. »

« Je suis incapable de dire non. »

« Je panique dès que je dois parler. »

Ces phrases expriment une souffrance réelle. Mais elles ne nous disent pas encore précisément quand le problème apparaît, comment il commence ni ce qui pourrait changer.

Les outils de PNL peuvent notamment servir à :

  • transformer une demande générale en un objectif concret ;

  • repérer les mots, les images ou les anticipations qui entretiennent une réaction ;

  • prendre de la distance avec une représentation mentale devenue envahissante ;

  • retrouver plus facilement un état de calme, d’assurance ou de détermination déjà connu ;

  • imaginer et préparer une autre réponse face à une situation future ;

  • vérifier qu’un changement souhaité respecte aussi vos besoins, vos limites et votre environnement.

 

Il ne s’agit pas de remplacer artificiellement une pensée négative par une pensée positive.

Il s’agit de passer d’un problème qui semble occuper toute la place à une expérience suffisamment précise pour pouvoir commencer à la transformer.

Prenons un exemple

Une personne peut savoir qu’elle possède les compétences nécessaires pour parler en public et perdre pourtant tous ses moyens au moment de se lever.

En échangeant, nous pouvons découvrir qu’elle imagine déjà les regards, entend intérieurement une phrase comme « je vais être ridicule » et ressent immédiatement une tension dans le ventre.

Un travail inspiré de la PNL peut aider à intervenir sur cet enchaînement : modifier la manière d’anticiper la scène, retrouver une sensation d’appui, préparer les premières secondes de la prise de parole et expérimenter une autre réponse.

L’hypnose peut ensuite donner davantage de présence à cette nouvelle expérience et faciliter son intégration.

Ce n’est qu’un exemple. Une autre personne confrontée à la même difficulté pourrait avoir besoin d’une stratégie entièrement différente.

Comment la PNL et l’hypnose se complètent-elles ?

La PNL et l’hypnose entretiennent des liens historiques, mais elles ne sont pas identiques.

La PNL apporte notamment des outils pour préciser un objectif, observer une réaction et organiser certaines étapes du changement.

L’hypnose permet un travail plus immersif, dans lequel une idée, une sensation ou une nouvelle réponse peut être vécue avec davantage d’intensité.

On pourrait dire que la PNL aide parfois à dessiner le chemin, tandis que l’hypnose permet de commencer à l’emprunter.

Dans la réalité d’une séance, la séparation n’est pas toujours visible. Nous pouvons commencer par une conversation, poursuivre avec un exercice, entrer dans un travail hypnotique puis vérifier ensemble ce qui a évolué.

Vous n’avez pas besoin de reconnaître chaque technique ni d’en apprendre le vocabulaire pour en bénéficier.

Une utilisation sans promesse excessive

Le nom de la PNL possède une apparence scientifique qui a parfois favorisé des affirmations très ambitieuses.

La PNL n’est pourtant ni une branche de la neurologie ni une méthode permettant de lire les pensées, de détecter infailliblement un mensonge grâce aux mouvements des yeux ou de reprogrammer n’importe qui en quelques minutes.

Son évaluation scientifique en tant que méthode thérapeutique globale reste limitée et hétérogène. Je ne la présente donc ni comme une vérité sur le fonctionnement humain ni comme une solution universelle.

Cela ne signifie pas que chaque exercice enseigné sous le nom de PNL soit dépourvu d’intérêt. Certains rejoignent des pratiques utilisées dans d’autres approches : clarification d’un objectif, imagination mentale, recadrage, préparation d’une situation ou observation du dialogue intérieur.

Ce qui m’intéresse n’est pas l’étiquette apposée sur une technique.

C’est ce qu’elle peut apporter concrètement, dans un cadre clair, à une personne précise.

Vous n’avez pas à choisir la méthode

Vous n’avez pas besoin de savoir avant de venir si votre difficulté relève de l’hypnose, de la PNL ou d’un autre type de travail.

La première partie de la séance sert justement à comprendre ce que vous vivez, ce que vous souhaitez obtenir et la manière dont nous pouvons avancer.

Lorsque je vous propose un exercice, je peux vous en expliquer l’objectif. Vous restez libre de poser des questions, d’exprimer une réserve ou de me dire qu’une approche ne vous convient pas.

Certaines séances feront largement appel à l’hypnose. La PNL pourra n’occuper que quelques minutes, prendre davantage de place ou ne pas être utilisée du tout.

Et lorsque votre situation demande également un avis ou un suivi médical ou psychologique, ces outils ne s’y substituent pas.

Une bonne séance n’est pas celle où le thérapeute utilise le plus de techniques. C’est celle où il choisit les plus pertinentes, au bon moment et dans la bonne mesure.

Découvrir comment se déroule une séance

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